HISTOIRES/Série 2

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Mort

En souvenir de moi

 Auteur inconnu

Le jour viendra où mon corps reposera sur un drap blanc soigneusement replié aux quatre coins du matelas, dans un hôpital affairé à s'occuper des vivants et des mourants. À un moment donné, un médecin déclarera que mon cerveau a cessé de fonctionner et que, à toutes fins pratiques, ma vie est arrivée à son terme. Lorsque ce moment viendra, n'essayez pas d'insuffler à mon corps une vie artificielle au moyen d'une machine Et ne dites pas que je suis sur mon lit de mort. Parlez plutôt d'un lit de vie et permettez qu'on vienne y prendre mon corps et qu'on l'utilise pour aider les autres à vivre une vie meilleure. Donnez mes yeux à l'homme qui n'a jamais vu l'aube, le visage d'un bébé ou l'amour dans les yeux d'une femme. Donnez mon coeur à celui dont le coeur ne cause que d'interminables journées de souffrances. Donnez mon sang à l'adolescent qu'on vient d'extirper de sa voiture accidentée, afin qu'il vive assez longtemps pour voir jouer ses petits-enfants. Donnez mes reins à quelqu'un qui dépend d'une machine pour vivre semaine après semaine. Prenez chacun de mes os, chacun de mes muscles, chaque fibre et chaque nerf de mon corps, et trouvez le moyen de faire marcher l'enfant cloué à un fauteuil roulant. Explorez chaque recoin de mon cerveau. S'il le faut, emparez-vous de mes cellules et laissez-les croître pour permettre un jour à un petit garçon muet de crier sa joie au son d'un bâton de baseball frappant la balle, ou à une fillette sourde d'entendre la pluie marteler sa fenêtre. Brûlez ce qui reste de mon corps et dispersez les cendres aux quatre vents pour aider les fleurs à pousser. Si vous tenez absolument à enterrer quelque chose, alors enterrez mes fautes, mes faiblesses et tout le mal que j'ai fait à mon prochain. Donnez mes péchés au diable et confiez mon âme à Dieu. Si, par hasard, vos désirez faire quelque chose en souvenir de moi, alors ayez un mot ou un geste aimable pour quelqu'un qui en a besoin. Si vous faites tout ce que j'ai demandé, Je vivrai éternellement.

***


Histoire de libellules

Auteur inconnu

  
Au fond d'un vieux marécage vivaient quelques larves qui ne pouvaient comprendre pourquoi nul du groupe ne revenait après avoir rampé le long des tiges de lys jusqu'à la surface de l'eau. Elles se promirent l'une à l'autre que la prochaine qui serait appelée à monter reviendrait dire aux autres ce qui lui était arrivé.
Bientôt, l'une se sentit poussée de façon irrésistible à gagner la surface ; elle se reposa au sommet d'une feuille de lys et subit une magnifique transformation qui fit d'elle une libellule avec de forts jolies ailes. Elle essaya en vain de tenir sa promesse. Volant d'un bout à l'autre du marais, elle voyait bien ses amies en bas. Alors, elle comprit que même si elles avaient pu la voir, elles n'auraient pas reconnu comme une des leurs une créature si radieuse.
Le fait que nous ne pouvons voir nos amis et communiquer avec eux après la transformation que nous appelons la mort n'est pas une preuve qu'ils ont cessé d'exister.

***


Je pars dans le vent

 Paul-Emile Victor

Je pars dans le vent probablement vers le néant.
Mais si ce néant s'avérait être un trésor, je me battrais contre les puissances des ténèbres pour faire entendre ma voix enrichie de cette expérience nouvelle, pour vous dire la promesse que j'aurais arrachée au silence. Afin que vous sachiez que mon coeur est devenu plus riche, mon âme plus universelle. Que vous sachiez qu'après il y a quelque chose, autre chose. Autre chose qui ne peut être que Dieu, qui est en réalité Vous. L'homme matériel que nous sommes ne peut l'imaginer, et encore moins l'appréhender. Mais je me battrai.
Je n'ai pas peur de mourir. C'est le destin de tout ce qui vit, et qui ne vit que parceque la mort en marque la fin.
Mais ce qui me navre - ô combien ! -  ; c'est de m'arrêter d'aimer. L'important n'est pas tant d'être aimé, d'avoir Dieu dans son coeur, mais d'être dans le coeur de Dieu. Ainsi l'amour n'est-il plus un sentiment ponctuel, égocentrique, mais universel. Il englobe tout autour de soi et, plus que tout autre sentiment, apporte la plénitude, le calme, la joie, le bonheur, la compréhension et la tolérance, mais aussi l'enthousiasme, la rage de vivre.

***


Le jour où je serai parti

 

Auteur : Louis

Le jour ou je serai parti....
Quand je fermerai les yeux à jamais Je serai sous d'autres cieux.
Je serai davantage près de vous pour continuer de vous aider, guidant vos pas afin de ne pas trébucher.
Vous n'aurez qu'à m'appeler et je serai là pour vous aider comme dans le passé mais encore plus tendrement.
Je sais que là-haut un amour m'attend à bras ouverts. Je chanterai tout le jour tout en vous regardant.
La chose la plus chère à mon cœur sera la vie après la mort.
Je vous servirai un plateau d'amitié.
Je vous servirai un plateau de tendresse.
Je vous servirai ce qu'un père a de plus cher à son cœur.
Ne pleurez pas, il est trop tard.
Soyez dans la joie car j'aurai passé cet immense tunnel qui conduit à la vie éternelle.
Réjouissez-vous dans le Seigneur, car il a fait des merveilles.
Le bonheur, la musique, la joie, la fraternité, l'amitié, la sérénité seront à l'apogée de mes saisons.
Une vie qui ne s'éteint pas mais qui commence

***

hibou ecrit

Famille

Poème à ma fille

Auteur : Emmanuel de Careil

Il y a vingt ans déjà, naissait un petit être conçu avec amour dans les combles d'un château . La fenêtre sous les toits dominait le grand hêtre d'où une chouette royale bénissait le tableau.
Dans cette nuit de Chine scintillait une étoile qui laissait présager la venue d'une merveille. Elle marquera son temps dans l'étoffe et la toile, transformant le tissu en or et en vermeil.
C'est au siècle dernier, en Juin quatre vingt quatre, le dixième jour du mois que naquit cette enfant; Et depuis cet instant, vous diront tous les pâtres "Sirius" veille chaque nuit sur ce petit diamant !
Cette étoile magique connue des pharaons, a permis de construire de sacrés monuments. Elle brille au Sud-Est dans l'axe d'Orion, et protège l'esprit du moindre petit tourment.
Cette fillette fragile avec autant de charme qui me suivait partout et sautait dans mes bras, sera la responsable de mes nombreuses larmes quand par un beau dimanche elle me quittera.
C'est une fleur sauvage qui pousse sous les étoiles se nourrit de rosée et de l'air de la nuit; Et si avec amour vous touchez un pétale elle deviendra pour vous la grande Néfertiti.
Je voudrais lui offrir pour cet anniversaire non pas un scarabée ni un cobra en or, mais le signe spécifique aux êtres de lumière, le grand " iaout" sacré, emblème de son sort !

***

 

Chaque enfant apprend par l'exemple

Auteur inconnu

S'il vit entouré de critique, il apprend à blâmer
S'il vit entouré d'hostilité, il apprend à être agressif
S'il vit entouré de moqueries, il apprend à être timide
S'il vit entouré de honte, il apprend à se sentir coupable
S'il vit entouré de tolérance, il apprend à être patient
S'il vit entouré d'encouragements, il apprend à agir
S'il vit entouré d'éloges, il apprend à complimenter
S'il vit entouré de probité, il apprend à être juste
S'il vit entouré de sécurité, il apprend à faire confiance
S'il vit entouré d'approbation, il apprend à s'accepter
S'il vit entouré d'amitié, il apprend à aimer la vie

Les enfants de Palestine

Auteur : Christian Pierredon

 
Des enfants sont allés tout près de la frontière Narguer les militaires par quelques jets de pierre Pour crier cette haine qu'ils ont de cette guerre Et de ces répressions toujours plus sanguinaires
Faisant face à Gavroche la machine militaire Protège les colonies qui ont pillé leur terre Les hommes sont puissants, très finement armés Et sur tous ces enfants, n'hésitent à tirer
On dit de ces gamins mais quelles sont leurs mères Qui ont laissé leurs enfants aller jeter ces pierres Sont-elles encore humaines, comment peuvent-elle faire Pour les laisser ainsi mourir dans cette guerre
C'est oublier que ces gosses depuis qu'ils sont nés Ils n'ont jamais vécu dans un pays en paix Leurs dix années sont faites de tant et tant de morts De maisons écrasées comme unique décor
Dites-moi quel espoir peut naître de ces cendres De ces années perdues qu'ont-ils donc à attendre Un jour ils ont assez de cette vie qui gronde Pour finir ils attachent à leur ventre une bombe
C'est un peuple prisonnier dans son propre pays Durant toute l'année ils sont à la merci Des humeurs des geôliers qui leur barrent l'accès Aux vivres, aux hôpitaux, et à leur dignité
L'olivier, on le sait est un arbre de paix L'armée sans retenue les a tous arrachés Comme elle a arraché tous les rêves aux enfants Il ne leur reste que la rage dans le cœur maintenant
Il faudra bien du temps pour soigner leurs blessures  Car ces enfants meurtris ont perdu leur âme pure  Toi l'enfant, la victime de la folie des hommes  Permets-moi de te dire ce simple mot: Shalom

***

 

Invitation au bonheur d'une petite fille

Auteur Emilien Bahuaud

Elle m'a tendu sa toute petite main, Ses yeux plongés dans les miens, Elle me dit doucement : " allez papy, viens "
J'ai ouvert ma grosse paluche, Comme un gros nounours en peluche. Je l'ai suivi sur son chemin, Rempli de fleurs et de rêves, sans fin.
Avec cette petite fille, j'ai ouvert les yeux, Partagé le bonheur des jours heureux. Elle s'extasiait sur tout ce qu'elle voyait, Et, très longuement, me questionnait.
Sa main dans la mienne me réchauffait le cœur, Si naïve pourtant mais remplie de douceur.
Le regard de cette petite fille sur les choses Me fascinait car il était absolument grandiose,
Un regard tout neuf, limpide et pur, Qui découvrait les beautés de la nature.
Mais soudain elle s'arrêta :
" Dis papy, c'est quoi çà ? " Devant la carcasse d'une voiture noircie, J'ai longuement réfléchi, Et puis je lui ai dit :
" Après le paradis, C'est un peu l'enfer. Mais, promets moi de faire Tout… pour qu'il n'y ait plus jamais çà. "
La petite fille me serra très fort la main. Elle me regarda tendrement, mais elle ne dit rien. Etait-ce la promesse d'un heureux lendemain… Je le voudrais bien.

***

 

L'arbre à soucis

Auteur inconnu

Un jour, j'ai retenu les services d'un menuisier pour m'aider à restaurer ma vieille grange. Après avoir terminé une dure journée au cours de laquelle une crevaison lui avait fait perdre une heure de travail, sa scie électrique avait rendu l'âme, et pour finir, au moment de rentrer chez lui, son vieux pick-up refusait de démarrer.
Je le reconduisis chez lui et il demeura froid et silencieux tout au long du trajet. Arrivé chez lui, il m'invita à rencontrer sa famille. Comme nous marchions le long de l'allée qui conduisait à la maison, il s'arrêta brièvement à un petit arbre, touchant le bout des branches de celui-ci de ses mains. Lorsqu'il ouvrit la porte pour entrer chez lui, une étonnante transformation se produisit. Son visage devint rayonnant, il caressa ses deux enfants et embrassa sa femme. Lorsqu'il me raccompagna à ma voiture, en passant près de l'arbre, la curiosité s'empara de moi et je lui demandai pourquoi il avait touché le bout des branches de cet arbre un peu plus tôt. "C'est mon arbre à soucis," me répondit-il. "Je sais que je ne peux éviter les problèmes, les soucis et les embûches qui traversent mes journées, mais il y a une chose dont je suis certain, ceux-ci n'ont aucune place dans la maison avec ma femme et mes enfants. Alors, je les accroche à mon arbre à soucis tous les soirs lorsque je rentre à la maison.
Et puis, je les reprends le matin".
"Ce qu'il y a de plus drôle", il sourit, "c'est que lorsque je sors de la maison le matin pour les reprendre, il y en a beaucoup moins que la veille lorsque je les avais accrochés.

***


Le bol de bois

Auteur : Giovanni Pascoli

 Un vieil homme fragile alla vivre avec son fils, sa belle-fille et son petit fils de 4 ans.
Les mains du vieil homme tremblaient, sa vue était embrouillée et sa démarche chancelante.
La famille était ensemble pour le repas. Mais les mains tremblantes de grand-père et sa mauvaise vue, rendaient le repas désagréable. Les pois roulaient par terre... lorsqu'il prenait son verre, le lait se renversait sur la nappe. Ce qui rendit le fils et la belle-fille à bout de nerf : " On doit faire quelque chose avec grand-père" dit le fils. " Nous en avons assez du lait renversé, des bruits lorsqu'il mange et de ramasser la nourriture sur le plancher ".
Alors, le fils et sa femme aménagèrent une petite table dans un coin. C'est là que grand-père mangera pendant que le reste de la famille sera à la grande table. De plus comme il a cassé quelques assiettes, dorénavant il mangera dans un bol de bois. Lorsque la famille regardait dans le coin, on pouvait voir une larme sur les joues de grand-père assis tout seul. En dépit de cela, les seuls mots que la famille avait pour grand-père exprimaient la colère lorsqu'il échappait une fourchette ou renversait son bol par terre.
Le jeune de 4 ans regardait tout cela en silence. Un soir avant le souper, le père remarqua son fils qui s'amusait dans son atelier et il nota des copeaux sur le plancher. Il lui demanda gentiment : "Qu'es-tu en train de fabriquer, fiston ?" Aussi gentiment, le fils lui répondit : " Je fais un bol en bois pour toi et maman pour manger quand vous serez vieux. "
Les parents furent tellement surpris par ces paroles qu'ils furent incapables de parler et quelques larmes coulèrent sur leurs joues. Ils ne disaient rien mais ils savaient…
Que faire désormais ?
Alors le fils pris gentiment son père par la main et l'amena à la table familiale pour le reste de ses jours. Il mangea ses repas en famille et le fils et sa femme ne s'énervaient plus lorsque grand-père faisait tomber une fourchette ou renversait son verre de lait sur la nappe.
***

L'histoire du cordon violet 

Auteur inconnu

Un prof avait l'habitude, en fin d'études, de donner un cordon violet sur lequel on pouvait lire "Qui je suis fait toute la différence" imprimé en lettres dorées.
Il disait à chaque étudiant à cette occasion pourquoi il l'appréciait et pourquoi le cours était différent grâce à lui.
Un jour, il a l'idée d'étudier l'effet de ce processus sur la communauté, et envoie ses étudiants remettre des cordons à ceux qu'ils connaissent et qui "font la différence".
Il leur donne 3 cordons en leur demandant ceci :
"Remettez un cordon violet à la personne de votre choix en lui disant pourquoi elle fait la différence pour vous, et donnez-lui deux autres cordons pour qu'elle en remette un elle-même et ainsi de suite. Faites-moi ensuite un compte-rendu des résultats."
L'un des étudiant s'en va, et va le remettre à son patron (car il travaillait à mi-temps) un gars assez grincheux, mais qu'il appréciait.
"Je vous admire beaucoup pour tout ce que vous faites, pour moi vous êtes un véritable génie créatif et un homme juste. Accepteriez-vous que j'accroche ce cordon violet à votre veste en témoignage de ma reconnaissance ?"
Le patron est surpris, mais répond "Eh bien, euh, oui, bien sûr..."
Le garçon continue "Et accepteriez-vous de prendre des 2 autres cordons violets pour les remettre à quelqu'un qui fait toute la différence pour vous, comme je viens de le faire ? C'est pour une enquête que nous menons à l'université."
"D'accord"
Et voilà notre homme qui rentre chez lui le soir, son cordon à la veste. Il dit bonsoir à son fils de 14 ans, et lui raconte : "Il m'est arrivé un truc étonnant aujourd'hui. Un de mes employés m'a donné un cordon violet sur lequel il est écrit, tu peux le voir, "Qui je suis fait toute la différence". Il m'en a donné un autre à remettre à quelqu'un qui compte beaucoup pour moi. La journée a été dure, mais en revenant je me suis dit qu'il y a une personne, une seule, à qui j'aie envie de le remettre.
Tu vois, je t'engueule souvent parce que tu ne travailles pas assez, que tu ne penses qu'à sortir avec tes copains et que ta chambre est un parfait foutoir... mais ce soir je voulais te dire que tu es très important pour moi. Tu fais, avec ta mère, toute la différence dans ma vie et j'aimerais que tu acceptes ce cordon violet en témoignage de mon amour. Je ne te le dis pas assez, mais tu es un garçon formidable !"
Il avait à peine fini que son fils se met à pleurer, pleurer, son corps tout entier secoué de sanglots.
Son père le prend dans ses bras et lui dit "Ca va, ça va... est-ce que j'ai dit quelque chose qui t'a blessé ?" "Non papa... mais.. snif... j'avais décidé de me suicider demain. J'avais tout planifié parce que j'étais certain que tu ne m'aimais pas malgré tous mes efforts pour te plaire. Maintenant tout est changé..."

Un enfant qu'on approuve apprend à s'accepter Dorothy Nolte

Un mot prononcé avec bienveillance engendre la confiance.  Une pensée exprimée avec bienveillance engendre la profondeur.  Un bienfait accordé avec bienveillance engendre l'amour. Lao Tseu

***

Mon fils mon combat

Auteur Myriam Decaux
 Mon amour, mon petit coeur 
toi qui m'apporte tant de bonheur  tu es né un peu désavantagé  on dit de toi que tu es handicapé
Tu es un petit garçonà l'esprit vif  tu es énergique et tellement inventif  ton monde est rempli de fantaisie  tu es un artiste de la bouffonnerie
Tu es pourtant enfermédans ce corps  et, tu ne ménages pas tes efforts  tes progrès sont de grandes victoires  et tu arrives à nous redonner espoir
Tes silences sont desabsences  qui t'emprisonnent de manière intense  on les appelle le petit mal  sournois dysfonctionnement cérébral
Ils t'empêchent det'exprimer clairement  tes appels sont donc des gémissements  c'est le seul moyen que tu as trouvé  pour montrer que tu as le droit d'exister
Tu m'as apprisl'humilité  tu m'as ainsi sauvé de la médiocrité  tu m'as fait découvrir d'autres contrées  riches par toute son immensité
Pour toi,je soulèveraides montagnes  je leur montrerai toute ma hargne  je te défendrai toujours  contre les ignorants, les sourds
Je t'apprendrai àmarcher la tête haute  cartu n'as commis aucune faute  tu peux être fier de ce que tu es  même si la nature ne t'a pas tout donné
Tu es pour moi le filsparfait  celui qui neme déçevra jamais  Et quand tubalbuties " je t'aime maman "  Mon coeurpleure de joie tout simplement

***


Question de perspective

Auteur inconnu
Unjour, le père d'une très riche famille amène son fils à la campagne pour luimontrer comment les gens pauvres vivent. Ils passent quelques jours sur laferme d'une famille qui n'a pas beaucoup à leur offrir. Au retour, le père demande à son fils: " As-tu aimé ton séjour? " " C'était fantastique papa ! " " As-tu vu comment les gens pauvres vivent ? " " Ah oui ! ", répond le fils. " Alors, qu'as-tu appris ? " Le fils lui répond: " J'ai vu que nous n'avions qu'un chien alors qu'ils en ont quatre. Nous avons une piscine qui fait la moitié du jardin et ils ont une grandecrique. Nous avons des lanternes dans notre jardin et eux,  ont des étoiles partout dans le ciel. Nous avons une immense galerie à l'avant et eux, ont l'horizon. Nous avons un domaine mais eux, ont des champs à perte de vue. Nous avons des serviteurs alors qu'eux servent les autres. Nous achetons nos denrées, et eux, les cultivent. Nous avons des murs autour de la propriété pour nous protéger, eux ont des amis qui les protègent. " Le père en resta muet. Le fils rajouta : " Merci papa de m'avoir montré tout ce que nous n'avons pas. "
Tropsouvent nous oublions ce qui nous est acquis pour nous morfondre sur ce quenous n'avons pas. Ce qui est un objet sans valeur pour un, peut très bien être un trésor pourl'autre. Ce n'est qu'une question de perspective et c'est à se demander ce quiarriverait si on rendait grâce pour tout ce que nous avons au lieu d'en vouloir toujours plus.
Apprenez à apprécier ce que vous avez. Retrouvez vos yeux et votre coeur d'enfant et voyez combien il estimportant d'apprécier ce que vous avez  plutôt que de se soucier de ce que vous ne possédez pas.

*** 


CATASTROPHES

Jen'ai pas famille ou d'amis qui ont été touché par la catastrophe mais je suistout de même assez émue et interpellée par ce qui c'est passé ce lendemain denoel 2004, impressionnée par le nombre important des victimes, touchée par ladouleur que cela va laisser dans les coeurs et les esprits de ceux qui en sontréchappés ou qui ont perdu de la famille ou des amis. Mais j'ai aussi au coeur un peu de colère... Je m'explique... J'étais ce dimanche-là, chez des amis Montréalais (au Québec) et l'un d'euxme disait que la veille, il avait lu dans la nuit une information sur internet,comme quoi un tremblement de terre d'une magnitude assez importante venait dese produire en plein océan. Et le lendemain, voilà qu'on annonce lacatastrophe... La question se pose alors: si les scientifiques responsables del'observation et de la prédiction des séismes ont détecté celui qui s'étaitproduit la veille, ne pouvaient-ils pas aussi prévoir, ou tout au moinssupposer, une conséquence, une suite, à ce séisme..? N'est-ce pas justement leur job que de faire cela? N'ont-ils pas étudié,expérimenté à petite échelle, le processus "mécanique" d'un séisme enplein océan et ses répercussions sur le milieu...???
D'autantqu'il semblerait qu'il n'y ait pas eu qu'un seul séisme mais une série deplusieurs, de moindre importance (5 ou 6 sur l'échelle de Richter) comme signeavant coureur du séisme qui fût fatal (de magnitude 9).
Bref,j'ai comme la vague impression qu'une information aurait pu être transmise auxautorités des pays concernés afin d'éviter un tel "raz-de-marée" devictimes....
Deplus, voici ce que je lis une semaine plus tard:
dimanche2 janvier 2005, 19h19  LONDRES (Reuters) - Une fillette britannique de 10 ans, qui avait étudié lephénomène des raz-de-marée à l'école, a sauvé la vie à une centaine detouristes il y a une semaine en Thaïlande après avoir compris, devantl'important reflux de l'océan, qu'un tsunami se préparait.
Uneenfant de 10 ans prend conscience du danger rien qu'a la vue des vagues auloin......et des spécialistes n'auraient pas été capable n'évaluer leséventuels répercussions des nombreux séismes survenus dans la nuit de samedi àdimanche et d'en avertir les autorités..???
Çaen deviendrait presque ridicule s'il n'y avait pas en bout de ligne la vieperdue trop vite et avec violence, de centaines de milliers de personnes...
Biensûr la saisie providentielle de cette fillette est comme un rayon de soleil aumilieu des ténèbres de l'hécatombe mortelle et du sentiment d'impuissance etd'injustice des uns et des autres. Mais cela ne fait que ressortir plustragiquement l'incompréhensible silence des spécialistes qui ont pourprofession et pour mission d'observer, d'étudier et d'avertir et des autoritéslocales et internationales qui sont sensées veiller au bien-être de lapopulation.
Lacolère et la perplexité n'en était alors que plus grande chez moi et tapant auhasard dans le moteur de recherche google les mots "information séismesocéan indien", je tombe sur un article du Nouvel Observateur qui confirmece qu'il me semblait évident mais que je ne pouvais croire ou argumenter: unséisme ça ne se prévoit pas mais un tsunami, oui....
Unresponsable de l'Agence de météorologie et de géophysique en Indonésie,prétexte le manque d'équipement capable de donner l'alerte et l'impossibilitéfinancière de se les procurer, afin de justifier ou tout au moins d'expliquerce silence. Cependant un ancien prévisionniste du département thaïlandais demétéorologie, affirme que les gouvernements concernés auraient pu avertir lespopulations du danger. Et l'article de préciser qu'en Thaïlande, "ledépartement avait jusqu'à une heure pour annoncer le message d'alerte etévacuer les gens, mais il ne l'a pas fait"...
Nefaut-il pas parler ici de non assistance à personne en danger..?
Sommes-nousarrivés à un tel degré d'individualisme?
Quelsenseignements tirés de cette catastrophe?
Pourconclure sur une note positive, en quelque sorte, je salue très humblement etdu fond du cœur, tous les élans de solidarités, en tout genre, à différentsniveaux et avec différents moyens, qui se sont fait trés rapidement jour aprèsl'évènement.
Jeremercie très chaleureusement toutes ces personnes qui auront eu un geste desecours soit pendant le cataclysme soit après, tous ceux qui seront restés ouvenus sur place pour assister les survivants et prêter main forte aux autoritésen ce qui concerne toutes les nécessités qu'impliquent une telle catastrophe.Merci de l'avoir fait pour moi qui n'aie pas les moyens de venir sur les lieuxou même d'envoyer de l'argent sans me mettre en difficultés financières.
Jesouhaite à tous les rescapés et toutes les personnes qui ont perdu un être cherpar la faute de ce raz de marée et peut-être aussi par celle de silence desspécialistes et des autorités, de retrouver une nouvelle étoile à suivre pourcontinuer à vivre malgré tout et parvenir à voir le soleil après le mauvaistemps...
Clotilde

***


LE SALE GAMIN

Jeanneet Fernand avaient deux beaux enfants, Sylvette et Bruno. Sylvette était facile à élever, travaillait bien à l'école, toujours de bonne humeur,docile et elle ne donnait que des satisfactions à ses parents.
Bruno, par contre, était brouillon, indiscipliné, boudeur,colérique,et, bien qu'ils lui montrent toujours sa grande sœur en exemple, ilsn'obtenaient rien de lui.
Ilfaisait bêtise sur bêtise, et leur donnait déception  après déception. Ilsavaient beau le punir, rien n'y faisait. Les choses avaientmême tendance à empirer.
Unjour, il avait 9 ans, il fit preuve d'une telle violence que Jeanne commença àavoir peur de lui. Elle eut une discussion sérieuse avec son mari, Fernand. Ilsne savaient plus quoi faire.
Brunoallait droit vers une vie de délinquance et de rejet, de révolte et deviolence.
Puisl'idée leur vint: serait-il possible qu'ils aient enfermé, sans le vouloir,Bruno dans un cercle
infernalde rancœur et de reproches? Que se passerait-il s'ils inversaient le processus?
Ilsdécidèrent: "Ce n'est pas possible, on ne le voit pas mais ce garçon DOITavoir quelque chose de positif en lui.
Cene sera pas facile, mais nous DEVONS trouver tout ce positif".
Ils décidèrent donc, que, durant 3 semaines, ils ne feraient AUCUNE remarque négative à leur fils, espérant ainsi trouver du positif.
Cene fut pas une mince affaire: ils devaient se maîtriser pour cesser de luifaire des reproches incessants
etapprendre à le complimenter sur ce qu'il faisait de bien.
Unjour, Jeanne trouva Bruno dans le jardin, immobile.
Elles'approcha doucement. Il était en train d'observer un papillon sortant de sachrysalide.
"BravoBruno! Tu vois ta patience a été récompensée. Regarde comme ce qui n'étaitqu'une simple chenille est devenu un magnifique papillon! Que ressens-tu enregardant cela?"
Legarçon était émerveillé, et encore plus content de pouvoir en parler avec samaman.
Cefut un moment-clef, un tournant: Bruno changeadoucement, et s'améliora de jouren jour - à la mesure de l'évolution de ses parents.
Dece jour Jeanne et Fernand n'ont plus cessé de lui trouver des qualitéspositives et aujourd'hui le "sale gamin" est devenu un brillantavocat, qui n'est pas du tout passé par la délinquance.
Oh!il y a encore eu des hauts et des bas bien sûr, MAIS le dialogue étaitinstauré, un dialogue de qualité, un dialogue avec beaucoup de respect del'autre.
Surtout,une chose merveilleuse à été découverte par Jeanne et Fernand:
Ily a autant de positif que de négatif dans un être humain, qui que ce soit, ETC'EST CE QUE L'ON REGARDE
QUISE DÉVELOPPE ET QUI GRANDIT.
(Une histoire vraie rapportée par Béatriceet mise en forme par Christian Godefroy. Pensez-y: elle s'applique aussi àvotre conjoint, à vos collègues, à vos employé

hibou ecrit

Dieu

ET DIEU M’'A RÉPONDU NON !
J’ai demandé à Dieu de m’ôter ma fierté, et Dieu m’a répondu « NON !» ;Il m’a dit que ce n’était pas à Lui de l’ôter, mais à moi à l’abandonner.
J’ai demandé à Dieu de me guérir de mes handicaps physiques, et Dieu m’a répondu « NON ! » : Il m’a dit que mon esprit était sain, et que mon corps n’était que passager.. J’ai demandé à Dieu de m’'accorder la patience, et Dieu m’a répondu « NON !» ; Il m’a dit que la patience vient des tribulations, qu’elle n’est pas accordée mais gagnée.. J’ai demandé à Dieu de me donner le bonheur,et Dieu m’a répondu « NON !» ; Il a dit qu’il me donnait des bénédictions et que le bonheur dépendait de moi.. J’ai demandé à Dieu de m’épargner la souffrance, et Dieu m’a répondu « NON !» ; Il m’a dit que la souffrance m’éloignait des choses du monde et me rapprochaient de Lui.. J’ai demandé à Dieu de ma faire grandir mon âme ; et Dieu m’a répondu « NON !» ; Il m’a dit que je devais grandir tout seul, mais qu’il me taillerait et me rendrait fécond.. J’ai demandé à Dieu s’il m’'aimait et Dieu m’a répondu « OUI ! ». Il m’a donné Son Fils unique qui est mort pour moi.. J’ai demandé à Dieu de m’aider à aimer autrui autant qu’Il m’aime. Et Dieu m’a répondu : Ah, enfin tu as compris! ». ANONYME

***


Ce jardin là...

Auteur inconnu

  Il était une fois un grand jardin, le grand jardin de ma vie. Il avait jailli, un jour d'hiver, au détour d'une rencontre. Le papa jardin et la maman jardin avaient fait ce qu'ils croyaient le mieux à faire pour ce petit jardin inattendu. Ils lui donnèrent de l'engrais, lui apportèrent leur présence, lui proposèrent leurs attentes et leurs demandes.Ils surveillaient jalousement les pousses. Si d'aventure quelque herbe folle poussait là, elle était aussitôt arrachée.  Il fallait que tout pousse droit. Sinon, que diraient " les autres" ? Peu de mots étaient échangés. Pour ces parents là, il n'était pas nécessaire de parler, d'exprimer. Ils avaient la croyance que tout se vit en silence, à l'intérieur, à l'abri de " l'extérieur ".  Et le petit jardin avait grandi, comme cela, sans poser de questions, en jardin obéissant, sans repères, sans mots pour se dire, sans être entendu. Plus tard, devenu grand, le jardin rencontra un jardinier extraordinaire qui avait dans son sac de fabuleux outils. Ces outils s'appelaient :  
- oser se dire,  - oser dire non,  - oser recevoir,  - oser demander,  - se relier à soi,  - se relier aux autres,  - se relier à son histoire,  - utiliser les symbolisations,  - ne pas vouloir agir sur l'autre,  - agir à son bout de la relation,  - et d'autres encore...
Enfin le jardin sentit la vie venir en lui, belle, possible.  Dans sa terre, il retrouva ses demandes jamais dites, ses désirs jamais dits, ses besoins. Il entendit, derrière les souffrances, les blessures encore ouvertes. C'était tout cela qui faisait mal, qui empêchait les racines d'aller plus loin, vers l'eau, vers la vie.
Les choses changèrent quand le jardin s'autorisa enfin à être "l'auteur " de sa vie... Des fontaines jaillirent et arrosèrent la terre.Cette terre pouvait enfin laisser venir en elle un autre regard, d'autrespossibles... Avec, au plus profond du coeur de ce jardin, une infinie tendresse, clairecomme l'eau de la fontaine au printemps, lumineuse comme le soleil d'été,chaude comme l'amour offert une nuit d'hiver, légère comme un vent d'automnequand le soir tombe, une douce tendresse pour le jardinier de la vie.

***


Comblé (e)

Texte gravé dans un institut de réadaptation à New York

J'ai demandé à Dieu laforce pour atteindre le succès ;
Il m'a rendufaible afin que j'apprenne humblement à obéir.
J'ai demandéla santé pour faire de grandes choses ;
Il m'a donnél'infirmité pour que je fasse des choses meilleures.
J'ai demandéla richesse pour pouvoir être heureux ;
Il m'a donnéla pauvreté pour pouvoir être sage.
J'ai demandéla puissance pour obtenir l'estime des hommes ;
Il m'a donnéla faiblesse pour que j'éprouve le besoin de Dieu.
J'ai demandéun compagnon afin de ne pas vivre seul ;
Il m'a donnéun coeur afin que je puisse aimer tous mes frères.
J'ai demandéà Dieu toutes les choses qui pourraient réjouir la vie,
J'ai reçu lavie afin que je puisse me réjouir de toutes choses.
Je n'ai rieneu de ce que j'avais demandé,  mais j'ai reçu tout ce que j'avais espéré.

***


LÉGENDE HINDOUE .
Il fut un temps où tous les hommes étaient desdieux. Hélas, ils abusèrent tellement de leur pouvoir divin que Brahmâ, lemaître des dieux, décida de leur enlever celui-ci et de le cacher là où il leurserait impossible de le retrouver. Le problème fut toutefois de trouver unecachette sûre. Les dieux mineurs, convoqués en conseil pour résoudre ceproblème, proposèrent ceci :
_ Enterronsla divinité de l'homme dans la terre.
Mais Brahmâ répondit : _ Non, cela ne suffit pas car l'homme creusera etla retrouvera. Alors, les dieux suggérèrent : _ Dans ce cas, jetons là dans le plus profond d'unocéan. Ce à quoi Brahmâ répliqua : _ Non,puisque tôt où tard, l'homme explorera lesprofondeurs de tous les océans et je suis assuré qu'un jour, il la trouvera etla remontera à la surface. Désespérés, les dieux mineurs conclurent : _ Nous ne savons pas où la cacher car il nesemble exister sur terre où dans la mer aucun endroit que l'homme ne puisseatteindre un jour. Brahmâ hocha la tête et dit : _ Je sais ce que nous ferons de la divinité del'homme. Nous la cacherons au plus profonde de lui-même puisque c'est là leseul endroit où il ne pensera jamais à la chercher. Depuisce temps-là, conclut la légende, l'homme fait le tour de la terre, explore,escalade, plonge et creuse en vain à la recherche de quelque chose qui setrouve en lui.

***


POURQUOI DIEU PERMET TANT DE MISERE ?

Dans une émission télévisée aux Etats-Unis, la fille d'un prédicateurréputé fut interviewée. L'animatrice, parlant des événement du 11septembre luidemanda :
_ Comment Dieu a-t-il pu laisser une telle horreur se produire ?
Cette jeune fille donna une réponse aussi profonde que sage :
_ Je crois que Dieu a dû être profondément attristé, bien plus quenous ; mais depuis des années nous lui disons de sortir de nos écoles, desortir de nos gouvernements, de sortir de nos vies. En tant que « gentleman »,Il s'est discrètement retiré. Comment pouvons-nous espérer que Dieu nousdonnera sa bénédiction et sa protection si nous insistons pour qu'Il se retirede nos vies ?
Concernant les récents événements, attaques terroristes, tuerie dansles écoles, guerres, etc. Je crois que cela commença avec Madeleine MurrayO'Hare qui ne voulait plus la prière dans les écoles. Et nous avons dit : OUI.
Puis un autre a dit que nous ne devrions pas lire la Bible à l'école ;la même Bible qui enseigne : Tu ne tueras point ; Tu ne voleras point ; Tuaimeras ton prochain comme toi-même. Et nous avons dit : OUI.
Ensuite, le Dr. Benjamin Spock disait que nous ne devrions pas tapernos enfants quand ils agissaient mal car leur petite personnalité seraitfaussée et nous pourrions altérer leur estime personnelle. (Le fils du mêmedocteur s'est suicidé). Nous croyons qu’un expert sait de quoi il parle ; Alorsnous avons dit : OUI.
Maintenant, nous nous demandons : Pourquoi nos enfants n'ont pas deconscience ? Pourquoi, ne font-ils pas la différence entre le bien et le mal ?Pourquoi peuvent-ils sans émotions tuer un étranger, un des leurs ou eux-mêmes? En y réfléchissant profondément, peut-être en viendrons-nous à la conclusionque nous ne faisons que récolter ce que nous avons depuis longtemps semé.
C'est drôle de voir à quel point il est simple pour les gens derejeter Dieu et se demander ensuite pourquoi le monde devient un enfer !
C’est drôle de voir à quel point nous croyons tout ce que les journauxdisent et remettons en question tout ce que la Bible dit.
C'est drôle de voir que nous pouvons envoyer des messages internet quise répandent comme un feu de paille, mais lorsqu'il s’agit d’envoyer un messageà propos de Dieu, les gens réfléchissent à deux fois avant de le partager.
C'est drôle de voir que des articles impudiques, grossiers, vulgaireset obscènes se propagent si facilement et librement mais des discussionspubliques sur Dieu sont supprimés des écoles et des entreprises.
C'est drôle de voir que lorsque vous lirez cette histoire, vous ne lapartagerez pas probablement avec beaucoup de personnes parce que vous ne savezpas en quoi ils croient ou ce qu'ils penseront de vous.
C'est drôle de voir que nous nous préoccupons davantage de ce que lesgens pensent de nous que de ce que Dieu pense de nous.
Partagez cette histoire si vous croyezqu'elle en vaut la peine, sinon jetez-la. Personne ne le saura ! Mais si vousvous la jeter, sans la partager, ne vous plaignez pas du mauvais état du mondedans lequel nous vivons !
***

POURQUOI DIEU PERMETLA SOUFFRANCE, L’ADVERSITE, LE MALHEUR, L’INJUSTICE, LA GUERRE, …

Notre séjour sur la terre comprend des expériences désagréables telles que la maladie, la solitude, les bles­sures,les calamités, l'injustice et la mort.
On n'a pas toujours l’impression que la vie est« juste »..
La plupart d'entre nous se sont demandé, à momentou à un autre, pourquoi Dieu permet qu'il arrive du mal à des innocents..
C'est l'Evangile qui nous aide à comprendre lanéces­sité de l'adversité. Si nous compre­nons le plan de salut et voyons nosexpériences dans la perspective de l'éternité, nous pouvons arriver àcomprendre et à accepter le fait que les leçons de la condition mortelle sontnécessaires à la progression spirituelle. Nous sommes conscients que nous avonsla bénédiction de détenir le libre arbitre pour décider de la façon dont nousallons réagir à ces leçons..
En 1955, Spencer W. Kimball, alors membre duCollège des douze apôtres, a répondu à cette question dans un discours intitulé« Tragédie ou destinée ? »..
Frère Kimball y mentionne plusieurs tragédies,puis pose les questions suivantes :
« Est-ce le Seigneur qui a conduit l'avion dansla montagne pour mettre fin à la vie de ses occupants ou y a-t-il eu desdéfauts mécaniques ou des erreurs humaines ?
« Est-ce notre Père céleste qui a causé lacollision de voitures qui a envoyé six personnes dans l’éternité ou est-cel'erreur du conducteur qui n'a pas respecté les règles de sécurité ? ».
« Est-ce Dieu qui a pris la vie de la jeune mamanou qui a poussé le petit enfant à tomber dans le canal ou qui a guidé l'autreenfant sur le trajet de la voiture qui arrivait ? ».
« Est-ce le Seigneur qui a fait que l'homme a euune crise cardiaque ? La mort du missionnaire était-elle prématurée ? » (Faith Precedes the Miracle, 1972,p. 96).
Il poursuit :
« Répondez si vous le pouvez. Moi je ne peux pas,car tout en sachant que Dieu a un rôle majeur dans notre vie, je ne sais pasdans quelle mesure il provoque des choses et dans quelle mesure il se contentede les permettre. Quelle que soit la réponse à cette question, il y a au moinsune chose dont je suis certain.
« Le Seigneur aurait-il pu empêcher cettetragédie ? ». La réponse est oui. Le Seigneur est tout-puissant, il a toutpouvoir pour maîtriser notre vie, nous épargner la souffrance, empêcher tousles accidents, conduire tous les avions et toutes les voitures, nous nourrir,nous protéger, nous épargner le travail, les efforts, la maladie, et même lamort, s'il le veut. Mais il ne le veut pas. . .
« La loi fondamentale de l'Evangile est. . . lelibre arbitre et le développement éternel ». Nous forcer à être prudents oujustes, ce serait annuler cette loi fondamentale et rendre la progressionimpossible. . ..
« Si nous considérons que cette vie est la totalitéde l'existence, alors la souffrance, le chagrin, l'échec et la brièveté de lavie sont une calamité. Mais si nous considérons la vie comme quelque chosed'éternel qui s'étend loin dans le passé prémortel et continue dans le futuréternel après la mort, alors tout ce qui nous arrive peut prendre la place quilui revient..
« N'est-ce pas sagesse de sa part de nous donnerdes épreuves pour que nous les dépassions, des respon­sabilités pour que nousproduisions des accomplissements, du travail pour endurcir nos muscles, duchagrin pour mettre notre âme à l'épreuve ? Ne sommes-nous pas exposés auxtentations pour éprouver notre force, à la maladie pour apprendre la patience,à la mort pour être immortalisés et glorifiés ? »..
« Si tous les malades pour qui nous prionsguérissaient, si tous les justes étaient protégés et les méchants détruits, leplan tout entier du Père serait annulé et le principe fonda­mental del'Evangile,. . . le libre arbitre, prendrait fin. Personne n'au­rait à vivrepar la foi ».
« Si celui qui fait le bien recevaitinstantanément la joie, la paix et sa récompense, il ne pourrait pas y avoir demal, tous feraient le bien, mais pas parce que c'est juste de faire le bien. Iln'y aurait pas de mise à l'épreuve de la force, pas de développement de lapersonnalité, pas d'augmentation de pouvoir, pas. . . de libre arbitre, rienqu'un contrôle satanique ».
« Si toutes les prières étaient immédiatementexaucées conformé­ment à nos désirs égoïstes et à notre compréhension limitée,il n'y aurait pour ainsi dire pas de souffrance, de chagrin, de déception nimême de mort, et si cela n'était pas, il n'y aurait ni joie, ni succès, nirésurrec­tion, ni vie éternelle, ni accession à la divinité » (Faith Precedesthe Miracle, pp. 96-97)..
Oui, certains pourraient en vouloirinconsidérément à notre Père céleste de ne pas empêcher les mauvaises chosesqui nous arrivent, à nous et à nos proches. Certains vont jusqu'à s'aigrir.Mais lorsque nous aurons franchi les portes de la mort et que nous verrons avecle recul de l'éter­nité, nous le louerons sans aucun doute pour la miséricorde,l'amour et la sagesse dont il fait preuve en permettant précisément ces expé­riencesdont le but est de nous aider à réaliser pleinement notre potentiel éternel età devenir comme lui.

***


Prière du parachutiste


Auteur : AndréZirnheld

Donnez-moi, mon Dieu,ce qui vous reste  Donnez-moi ce qu'on ne vous demande jamais.
Je ne vousdemande pas le repos  Ni la tranquillité  Ni celle de l'âme, ni celle du corps.
Je ne vousdemande pas la richesse  Ni le succès, ni même la santé.
Tout ça, monDieu, on vous le demande tellement  Que vous ne devez plus en avoir.
Donnez-moi,mon Dieu, ce qui vous reste  Donnez-moi ce qu'on vous refuse.
Je veuxl'insécurité et l'inquiétude.  Je veux la tourmente et la bagarre  Et que vous me les donniez, mon Dieu, définitivement.
Que je soissûr de les avoir toujours  Car je n'aurai pas toujours le courage  De vous les demander.
Donnez-moi,mon Dieu, ce qui vous reste  Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas.  Mais donnez-moi aussi le courage  Et la force et la Foi.
Je m'adresse à vous,mon Dieu,  car vousseul donnez ce qu'on ne peut obtenir que de soi.
***

UN REVE

Une nuit je fis un rêve.

Je me vis marchant le long d’une plage en compagnie du Seigneur.
Dans le ciel surgissaient toutes les scènes de ma vie.
Pour chaque scène je remarquais deux traces de pas dans le sable, unela mienne, l’autre, celle du Seigneur..
Alors que la dernière scène de ma vie passait devant nous, je me retournaipour voir les traces dans le sable.
Je vis que plusieurs fois sur le chemin de ma vie, il n’y avait qu’uneseule trace de pas, ceci justement dans les moments les plus tristes et lesplus éprouvants.
Perplexe, j’interrogeai le Seigneur :
« Seigneur, tu avais promis qu’une fois que j’aurais décidé de tesuivre, tu marcherais avec moi tout au long du chemin ; mais je remarque quependant les périodes les plus difficiles de ma vie il n’y a qu’une trace depas. Je ne comprends pas que, dans les moments où tu m’étais le plusnécessaire, tu m’aies délaissé ! ».
Le Seigneur répondit : « Mon enfant, je t’aime, jamais je ne t’aiabandonné et jamais je ne t’abandonnerai pendant les périodes d’épreuves et desouffrances, quand tu n’asvu qu’une trace de pas, c’est parce que je te portaisdans mes bras… ».
ANONYME


hibou ecrit

Le Courage

Je dirai NON

Auteur inconnu

À ceux qui veulent diriger ma vie. À ceux qui veulent m'imposer leur rêve. À ceux qui veulent décider à ma place. À ceux qui veulent m'imposer leur volonté. À ceux qui veulent briser ma liberté. À ceux qui veulent abuser de moi. À ceux qui veulent me décourager. À ceux qui veulent me culpabiliser À ceux qui veulent m'influencer négativement.
Je dirai 2 fois non
À ceux qui veulent m'empêcher de réussir ce que j'aime à entreprendre.
Quand j'aurai Osé dire Non à tous ces gens qui ralentissent mon évolution. Je dirai Oui à Moi-même et à mes Possibilités...

***


N'abandonne surtout pas

Auteur anonyme

Lorsque dans la vie rien ne va plus, que les problèmes tourmentent ton esprit et que l'argent te cause tant de soucis... Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas.
Lorsque trop d'erreurs ont été commises, que tout ton univers menace de s'écrouler et que, fatigué, tu sens la confiance t'abandonner... Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas.
Tu sais, la vie est parfois étrange, avec son lot de surprises et d'imprévus, et il ne nous est pas donné de savoir à l'avance combien d'étapes nous devrons franchir, ni combien d'obstacles nous devront surmonter avant d'atteindre le bonheur et la réussite.
Combien de gens ont malheureusement cessé de lutter alors qu'il n'aurait peut-être fallu qu'un petit pas de plus pour transformer un échec en réussite ? Et, pourtant, un pas à la fois n'est jamais trop difficile.
Tu dois donc avoir le courage et la ténacité nécessaire pour faire ce petit pas de plus, en affirmant que la vie est une grande et puissante amie qui se tient toujours à tes côtés, prête à te porter secours.
Tu verras alors que cette attitude appelleras, du plus profond de toi-même, des forces de vie que tu ne soupçonnais même pas et qui t'aideront à réaliser ce que tu entreprendras.
Mais surtout et avant tout, rappelle-toi bien: Quand dans ta vie, des moments difficiles viendront...
Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas.
****
 

Risquer...

Auteur inconnu

Aimer, c'est risquer le rejet. Vivre, c'est risquer de mourir. Espérer, c'est risquer la déception. Essayer, c'est risquer l'échec.
Risquer est une nécessité. Le plus grand des dangers, C'est de ne pas risquer. D'être enchaîné dans ses certitudes Comme un esclave.
Seul celui qui ose risquer Est vraiment libre !

***


Tiens bon le gouvernail de la vie !

Auteur Serge LÉONARD

Malgré les bourrasques et les tempêtes, malgré que tu te sentes exclu ou maudit, même si le désespoir se promène dans ta tête, bien que tu vives avec ton handicap ou ta maladie.
Tiens bon le gouvernail de ta vie !
Malgré les afflictions et le découragement, malgré les aléas et les épreuves, même si tu vis dans l'isolement, bien que tu pleures à faire déborder un fleuve.
Tiens bon le gouvernail de ta vie !
Malgré la peur ou l'angoisse, malgré la peur ou le doute, même si tu es victime de la poisse, bien que l'obscurité soit sur ta route.
Tiens bon le gouvernail de ta vie !
Malgré le danger ou l'effroi, malgré la monotonie et la lassitude, même si de ton fardeau tu portes le poids, bien que l'adversité soit trop rude.
Tiens bon le gouvernail de ta vie !

***


Ton avenir t'appartient…

Auteur inconnu

Il y a en toi tous les "possibles", tout ce que tu voudrais être, et toute l'énergie pour accomplir ce que tu veux réaliser...
Imagine-toi comme tu aimerais être, faisant ce que tu aimerais faire, et chaque jour, avance d'un pas... "vers ce but".
Et même si parfois, il te paraît trop dur de continuer, tiens bien tes rêves...
Un beau matin, tu te réveilleras pour découvrir que tu es devenu la personne dont tu as rêvé, ayant accompli ce que tu voulais...
Simplement parce que tu as eu le courage de croire en toi et en tes rêves...

***


A toi qui souffres

Auteur inconnu

AToi qui souffres  Qui est au bord du gouffre
AToi qui ne sens plus rien  Si ce n'est ce vide ou ce trop plein
AToi qui es si seul  Et que personne ne remarque
AToi qui voudrais hurler  Pour que quelqu'un t'entende
AToi qui pleures  Toutes les larmes de ton coeur
AToi qui voudrais exister  Au regard des autres
J'aimeraisTe dire :  Fais Silence - Ecarte ta Raison - Descends dans ton Coeur :  Là une petite flamme vit, palpite, prisonnière de sombres pensées.  Une petite flamme qui ne demande qu'à s'épanouir à la Vie.  Ecoute-La - Sens-La - Vois-La - Touche-La - Goûte-La.
Laisse ton Corps, Temple deton Ame, l'accueillir.  Et leschaînes qui L'entravent tomberont.  OUI, la VIEest en Toi  TU es TOI -AIME TOI

***


 

Comprends

Auteur :Gitta Mallasz


Un corps t'a été donné. Tu peux l'aimer ou ledétester, mais ce sera le tien pour toute la durée de cette vie.
Tu vas apprendre des leçons. Tu es inscrit(e)dans une école informelle à plein temps appelée "Vie ". Chaque jourtu auras l'occasion d'apprendre des leçons dans cette école. Tu pourras aimerles leçons, ou penser qu'elles sont idiotes ou sans pertinence.
Il n'y a pas de fautes, seulement des leçons.La croissance est un processus d'essai et erreur : l'expérimentation. Lesexpériences " ratées " font tout autant part du processus que cellesqui réussissent.
Une leçon sera répétée jusqu'à ce quelle soitapprise. Une leçon te sera présentée sous diverses formes, jusqu'à ce que tul'apprennes. Quand tu l'auras apprise, tu pourras passer à la leçon suivante.
Apprendre des leçons ne finit jamais. Il n'y apas de partie de "Vie" qui ne contienne de leçon. Si tu es en vie, ily a des leçons à apprendre.
" Ailleurs " n'est pas meilleur qu'" ici ". Quand ton " ailleurs " est devenu " ici", tu obtiens à nouveau un autre " ailleurs " qui a son tour tesemblera meilleur qu' " ici ".
Les autres sont essentiellement des miroirs detoi-même. Tu ne peux aimer ou détester quelque chose chez autrui que si cequelque chose reflète une chose que tu aimes ou que tu détestes en toi.
Ce que tu fais de ta " Vie " dépendde toi. Tu as tous les outils, toutes les ressources dont tu as besoin. Ce quetu en fais dépend de toi. Le choix t'appartient.
Tes réponses sont en toi. Les réponses auxquestions de la " Vie " sont en toi. Tout ce qu'il te faut, c'estregarder, écouter et faire confiance.
A mesure que tut'ouvres à cette confiance, tu te souviendras de plus en plus de tout ceci.

***


Deviens un artisan deton âme

 

Auteur : AlainDegoumois

 Fais de ta vie une oeœuvre d'art.
Que chaque instant de ce présent si précieux, Soit habillé de tes plus belles pensées, De tes actes les plus nobles.

Fais de ta vie un hymneà la joie, Pénètres au plus profond de la matière, Et fécondes l'obscurité de pensées lumineuses, De fleurs de pensées afin d'ensemencer monde intérieur et extérieur.
Sème les graines de tadestinée, D'une main heureuse, D'une main amoureuse, D'une main confiante, humble et généreuse.
Qu'au travers de tesexpériences terrestres, Puisses-tu faire vibrer ton âme, Telle une harpe céleste, Afin qu'elle prenne corps et s'exprime au sein même de la terre.
Fais de ta vie uneœuvre d'art, Et communique ton œuvre dans la matière, Matérialise les Idées célestes, Idéalise la matière terrestre.
Que chacun de tesgestes, Que chacune de tes actions, de tes pensées, Portent en elles le sceau de ton âme, Et fleurisse dans l'Amour de l'éternel présent. Fais de tes rêves de lumière une réalité sans frontière,
Sans préjugé, niattache. Détaches-toi du futile trop servile Et croit sans hésiter, lentement et sûrement, Dans l'Inconditionnel Amour du temps, ton plus beau présent.
***

Être, c'est ...

  

Auteur inconnu

Consacrerpassionnément la majeure partie 
de son existence à façonner sa vie.
Aller au bout de ses limites pour les tester,  les suspecter et les repousser.
Utiliser son talent à bon escient,  sans devenir imbu de soi-même.
S'inspirer du passé pour composer le quotidien,  jusqu'à ce que l'avenir soit souvenir.
Se rendre compte que rien ne stagne,  que tout ce qui n'avance pas recule.
Travailler sur soi-même à temps plein,  sans jamais trop se prendre au sérieux.
Oublier les heures de labeur  pour savourer un instant de bonheur.
Croire que le pire est passé  et le meilleur à venir.
Accepter qu'on ne peut être parfait et se rappeler  que les autres ne le sont pas non plus !
Savoir que l'argent n'est jamais un but,  parfois un moyen ou ... une conséquence.
Déguster les petits amuse-gueule de la vie,  et cesser de faire du bonheur... tout un plat !

***


Le gagnant et le perdant
Auteur inconnu
 Le gagnant agit; 
Le perdant subit.
Legagnant voit une solution à ses problèmes;  Le perdant voit un problème à chaque solution.
Legagnant te dit : "Est-ce que je peux t'aider ?" Le perdant te dira : "Ce n'est pas mon affaire."
Legagnant te dira :  "Ce n'est pas facile mais c'est possible." Le perdant te dira :  "C'est peut-être possible, mais c'est trop difficile."
Legagnant a souvent une idée;  Le perdant a souvent une excuse.
Legagnant est souvent disponible;  Le perdant est souvent surchargé.
Alors, es-tu ungagnant ou un perdant ?

***


Un grain de café

 Auteur inconnu
 Unejeune femme va chez sa mère et lui dit que sa vie est 
tellement difficile qu'elle ne sait pas si elle veut continuer. Elle veut abandonner, elle est fatiguée de se battre tout le temps. Il semble qu'aussitôt qu'un problème est réglé, un autre apparaît.
 La mère l'amène à lacuisine.
Elle remplit trois chaudrons d'eau  et les place chacun sur la cuisinière à feu élevé. Bientôt, l'eau commence à bouillir.
 Dans le premier chaudron, elle place des carottes, 
dans le deuxième, elle met des oeufs  et dans le troisième, elle met des grains de café moulus. Elle les laisse bouillir sur le feu sans dire un mot.

Après 20 minutes, elle retourne à la cuisinière. Elle sort les carottes et les place dans un bol. Elle sort les oeufs et les place dans un bol. Puis elle verse le café dans une carafe.

Se tournant vers safille, elle dit: "Dis moi, que vois-tu ?" "Des carottes, des oeufs et du café", répond sa fille.
La femme l'amène plusprès et lui demande de toucher les carottes. La fille leurs touche et note qu'elles sont molles et souples.
La mèrelui demande alors de prendre un oeuf et de le briser. La fille enlève la coquille d'un oeuf et observe qu'il est cuit dur. Finalement, la mère lui demande de goûter au café. La fille sourit comme elle goûte son arôme riche.

La fille demandealors: "Qu'est-ce que ça veut dire, maman ?" "Sa mère explique que chaque objet a fait face à la même eaubouillante,  mais que chacun a réagit différemment.

La carotte y estentrée forte, dure et solide.  Mais après être passée dans l'eau bouillante, elle a ramolli et est devenuefaible.
L'oeuf était fragile avec l'intérieur fluide.  Mais après être passé dans l'eau bouillante, son intérieur est devenu dur.
Lesgrains de café moulus ont réagi de façon unique.  Après avoir été dans l'eau bouillante, ils ont changé l'eau.

"Lequel es-tu ?" demande la mère à sa fille.
"Lorsque l'adversité frappe à ta porte, comment réponds-tu ? Es-tu une carotte, un oeufou un grain de café ? Penses-y ?"
"Suis-jela carotte qui semble forte mais qui, dans la douleur et l'adversité, devientmolle et perd sa force ?
Suis-jeun oeuf qui commence avec un coeur malléable, mais change avec les problèmes ?Ai-je un esprit fluide qui devient dur et inflexible dans la douleur ?  Est-ce que ma coquille ne change pas mais mon intérieur devient un coeurdur ?

Ou suis-je comme ungrain de café ? Le grain change l'eau, il change la source de sa douleur.Lorsque l'eau devient chaude, il relâche sa fragrance et sa saveur. Si tu escomme le grain de café, tu deviens meilleure et tu changes la situation autourde toi lorsque les choses sont à leur pire."

Comment réagissez-vousface à l'adversité ?  Comme une carotte, un oeuf ou un grain de café ?
En tout cas chose certaine, vous ne regarderez plus jamais une tasse de café de la même façon.

***

 

Je suis ce que je suis

 Auteur : Roger Kemp

 La tulipe ne sera unerose 
Et la rose ne sera un pissenlit  à quoi sert espérer être une rose  Quand au fond "Je suis ce que je suis"
Je suis peut-être une tulipe  qui s'éveille à tous les printemps  Démontrant ses couleurs ses principes  Jugée souvent bien hors du temps
Je suis peut-être une rose  dégageant l'arôme de l'amour  on se pique sur mon côté morose  mais le bonheur revient au détour
Je suis peut-être un pissenlit  répandu et plutôt mal compris  mais sachez quand il est bien servi  il donnera du goût à votre vie
Qu'importe la fleur que vous soyez  vous avez tous un rôle à jouer  mais vous devez vous rappeler  de Celui qui vous a créé
La tulipe ne sera une rose  Et la rose ne sera un pissenlit  à quoi sert espérer être une rose  Quand au fond "Je suis ce que je suis"

***


L'important, c'est de semer

Auteur inconnu

L'important,c'est de semer, un peu, beaucoup, sans cesse, les graines de l'espérance...
Sème lesourire : qu'il resplendisse autour de toi.
Sème toncourage : qu'il soutienne celui de l'autre.
Sème tonenthousiasme, ta foi, ton amour, les plus petites choses, les riens.
Aieconfiance, chaque graine enrichira un petit coin de terre.

***


L'allégorie de lagrenouille

Auteur inconnu

Il était une fois unecourse de grenouilles.
L'objectif étaitd'arriver en haut d'une grande tour. Beaucoup de gens se rassemblèrent pour les voir et les soutenir.
La course commença.
En fait, les gens necroyaient pas possible que les grenouilles atteignent la cime, et toutes lesphrases que l'on entendit furent de ce genre : "Quelle peine ! Elles n'y arriveront jamais !"
Les grenouillescommencèrent à se résigner et elles perdaient de leur ardeur, sauf une quicontinua de grimper avec la même fougue et les gens continuaient : "Quelle peine ! Elles n'y arriveront jamais !"
Et les grenouilless'avouèrent de plus en plus vaincues, sauf toujours la même grenouille quicontinuait à insister.
À la fin, toutes sedésistèrent, sauf cette grenouille qui, seule et avec un énorme effort,rejoignit le haut de la cime.
Les autres voulurentsavoir comment elle avait fait. L'une d'entre elles s'approcha pour lui demander  comment elle avait fait pour terminer l'épreuve. Et découvrit qu'elle était ... sourde !
N'écoutez pas lespersonnes qui ont la mauvaise habitude d'être négatives,  car elles volent les meilleurs espoirs de votre coeur.
Rappelez-vous dupouvoir qu'ont les mots que vous entendez et soyez toujours sourd quandquelqu'un vous dit que vous ne pouvez réaliser vos rêves, soyez positif.

***


Le bedeau

Auteur inconnu

Un jour, dans uneparoisse, un jeune homme apprit que le bedeau venait de décéder :  il se vanta à tout le monde qu'il pourrait obtenir la position de bedeau parce qu'il était grand et fort.
Il se dépêcha d'allervoir son curé. Celui-ci, après un examen,  dû le refuser, parce qu'il avait de la difficulté à lire et à écrire,  n'ayant pas terminé sa première année scolaire.
Déçu et humilié, ils'exila dans une grande ville avec l'intention bien arrêtée de prouver à tous qu'il pouvait réussir sa vie.
Après une cinquantained'années d'efforts soutenus,  ses mérites furent reconnus presque internationalement et une fête fut organisée en son honneur.
À la fin de cetévénement, un journaliste lui a demandé quel était son degré d'instruction, lui qui avait réalisé tant de choses ! Il répondit qu'il n'avait même pas terminé sa première année.
Et le journalistereprit :  " Imaginez ce que vous auriez pu faire si vous aviez été instruit !" La réponse ne se fit pas attendre :  " Si j'avais été instruit, je serais peut-être encore bedeau. "
Morale de cette histoire:
L'instruction, c'estun coffre d'outils;  l'important ce n'est pas d'avoir beaucoup d'outils, c'est de bien utiliser tous ceux que nous possédons.

***

Ma doctrine
L'Univers est monchemin
L'immortalité est mavie
La vérité est monculte
La forme est mamanifestation
La paix est mon abri
L'obstacle est maleçon
La joie est mon hymne
Le travail est mabénédiction
L'ami est moncompagnon
Le voisin est monfrère
L'avenir est mapromesse
L'ordre est mon sentier
La perfection est madestinée
La nature est ma mère
L'éternité est monroyaume
La pensée est mademeure
L'amour est ma loi
La conscience est monguide
L'expérience est monécole
La difficulté est monstimulant
La douleur est monavertissement
La lumière est maréalisation
L'adversaire est moninstructeur
La lutte est monoccasion
L'équilibre est monattitude
La beauté est monidéal

***


Le pouvoir de grandir

Auteur inconnu

J'ai le pouvoir derire et celui de pleurer.
J'ai le pouvoir dedire le fond de ma pensée.
J'ai le pouvoir dechanger ma propre destinée.
Mais je n'ai pas lepouvoir de revenir sur le passé. Ni celui de prévoir tout ce qui va m'arriver.
J'avance pas à pasvers un monde que je ne choisirai grâce à mes rêves, mes désirs et mes réalités. En sachant que mon corps peut se limiter.
Mais je n'oublie pasque plus que j'avancerai plus je m'éveillerai et plus je grandirai.
Alors je cessed'avancer en regardant derrière moi. Et je fais rejaillir, avec intensité, toutes les qualités de mon moi.
Et j'accepte en toutehonnêteté d'être un être imparfait.

***


Savais-tu ?

Auteur anonyme

Savais-tu que lesefforts que fait une personne  sont d'autant plus concluants qu'ils sont vraiment désirés ?
Savais-tu que les personnes les plus autoritaires  sont souvent les plus faibles hors de leur trône ?
Savais-tu que les personnes qui sont les plus secourables  sont souvent les plus pauvres ?
Savais-tu que les trois phrases les plus difficiles à dire sont, pourbeaucoup :  "Je t'aime", "Pardonne-moi" et "Aide-moi" ?
Savais-tu que lorsque tu aides quelqu'un avec bon coeur,  tu es deux fois plus aidé ?
Savais-tu que les personnes qui ont le plus besoin de toi  sont celles qui ne le disent pas ?
Savais-tu que ce qui te coûte à faire ou à dire a plus de valeur  que ce qui te coûte et que tu dois payer avec de l'argent ?
Mais, ne crois pas tout ce que je viens de te dire  jusqu'à ce que tu l'aies vérifié par toi-même.
Si tu connais quelqu'un qui a besoin de quelque chose  parmi celles que j'ai citées,  et que tu penses pouvoir l'aider,  donne-lui ton aide de bon coeur  et tu verras qu'en retour tu recevras le double.
Ou alors, aide-toitoi-même et regarde les résultats…

***


Si tu crois

Auteur inconnu

Si tu crois qu'unsourire est plus fort qu'une arme, si tu crois que ce qui rassemble les hommes est plus important que ce qui les divise, si tu peux écouter le malheureux qui te fait perdre du temps et lui garder ton sourire, si tu sais accepter la critique et en faire ton profit sans la renvoyer et sans te défendre, si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin, si l'injustice qui frappe les autres te révolte autant que celle que tu subis, si tu crois qu'un pardon va plus loin qu'une vengeance, si tu sais donner gratuitement de ton temps, si, pour toi, l'étranger que tu rencontres est un frère, si tu partages ton pain et que tu sais y joindre un morceau de ton coeur, si tu sais préférer l'espérance au soupçon, si le regard d'un enfant parvient encore à désarmer ton coeur, si tu crois que l'amour est la seule force de discussion
Alors la paixviendra...

***


La nuit 

Auteur : Paul Eluard 
La nuit n'est jamais complète  Il y a toujours puisque je le dis  Puisque je l'affirme  Au bout du chagrin  une fenêtre ouverte  Une fenêtre éclairée  Il y a toujours un rêve qui veille  Désir à combler faim à satisfaire  Un coeur généreux  Une main tendue une main ouverte  Des yeux attentifs  Une vie la vie à se partager."

***


Je fais un rêve (1963) - Martin Luther King

Je suis heureux de participer avec vous aujourd'hui àce rassemblement qui restera dans l'histoire comme la plus grande manifestationque notre pays ait connu en faveur de la liberté.
Il y a un siècle de cela, un grand américain qui nouscouvre aujourd'hui de son ombre symbolique signait notre acte d'émancipation.Cette proclamation historique faisait, comme un grand phare, briller la lumièrede l'espérance aux yeux de millions d'esclaves noirs marqués au feu d'unebrûlante injustice. Ce fut comme l'aube joyeuse qui mettrait fin à la longuenuit de leur captivité.
Mais cent ans ont passé et le Noir n'est pas encorelibre. Cent ans ont passé et l'existence du Noir est toujours tristemententravée par les liens de la ségrégation, les chaînes de la discrimination;cent ans ont passé et le Noir vit encore sur l'île solitaire de la pauvreté,dans un vaste océan de prospérité matérielle; cent ans ont passé et le Noirlanguit toujours dans les marches de la société américaine et se trouve en exildans son propre pays.
C'est pourquoi nous sommes accourus aujourd'hui en celieu pour rendre manifeste cette honteuse situation. En ce sens, nous sommesmontés à la capitale de notre pays pour toucher un chèque. En traçant les motsmagnifiques qui forment notre constitution et notre déclaration d'indépendance,les architectes de notre république signaient une promesse dont héritaientchaque Américain. Aux termes de cet engagement, tous les hommes, les Noirs,oui, aussi bien que les Blancs, se verraient garantir leurs droits inaliénablesà la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur.
Il est aujourd'hui évident que l'Amérique a failli àsa promesse en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu d'honorer sonobligation sacrée, l'Amérique a délivré au peuple noir un chèque sans valeur;un chèque qui est revenu avec la mention "Provisions insuffisantes".Nous ne pouvons croire qu'il n'y ait pas de quoi honorer ce chèque dans lesvastes coffres de la chance en notre pays. Aussi sommes nous venus encaisser cechèque, un chèque qui nous fournira sur simple présentation les richesses de laliberté et la sécurité de la justice.
Nous sommes également venus en ce lieu sanctifié pourrappeler à l'Amérique les exigeantes urgences de l'heure présente. Il n'estplus temps de se laisser aller au luxe d'attendre ni de pendre lestranquillisants des demi-mesures. Le moment est maintenant venu de réaliser lespromesses de la démocratie; le moment est venu d'émerger des vallées obscureset désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justiceraciale; le moment est venu de tirer notre nation des sables mouvants del'injustice raciale pour la hisser sur le roc solide de la fraternité; lemoment est venu de réaliser la justice pour tous les enfants du Bon Dieu. Ilserait fatal à notre nation d'ignorer qu'il y a péril en la demeure. Cet étouffantété du légitime mécontentement des Noirs ne se terminera pas sans qu'advienneun automne vivifiant de liberté et d'égalité.
1963 n'est pas une fin mais un commencement. Ceux quiespèrent que le Noir avait seulement besoin de laisser fuser la vapeur et semontrera désormais satisfait se préparent à un rude réveil si le pays retourneà ses affaires comme devant.
Il n'y aura plus ni repos ni tranquillité en Amériquetant que le Noir n'aura pas obtenu ses droits de citoyen.
Les tourbillons de la révolte continueront d'ébranlerles fondations de notre nation jusqu'au jour où naîtra l'aube brillante de lajustice.
Mais il est une chose que je dois dire à mon peuple,debout sur le seuil accueillant qui mène au palais de la justice : en nousassurant notre juste place, ne nous rendons pas coupables d'agissementsrépréhensibles.
Ne cherchons pas à étancher notre soif de liberté enbuvant à la coupe de l'amertume et de la haine. Livrons toujours notre bataillesur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Il ne faut pas quenotre revendication créatrice dégénère en violence physique. Encore et encore,il faut nous dresser sur les hauteurs majestueuses où nous opposerons lesforces de l'âme à la force matérielle.
Le merveilleux militantisme qui s'est nouvellementemparé de la communauté noire ne doit pas nous conduire à nous méfier de tousles Blancs. Comme l'atteste leur présence aujourd'hui en ce lieu, nombre de nosfrères de race blanche ont compris que leur destinée est liée à notre destinée.Ils ont compris que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté.L'assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts del'injustice doit être mené par une armée biraciale. Nous ne pouvons marchertout seuls au combat. Et au cours de notre progression, il faut nous engager àcontinuer d'aller de l'avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière.Il en est qui demandent aux tenants des droits civiques : "Quand serezvous enfin satisfaits ?" Nous ne pourrons jamais être satisfaits tantque le Noir sera victime des indicibles horreurs de la brutalité policière.
Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que noscorps recrus de la fatigue du voyage ne trouveront pas un abris dans les motelsdes grand routes ou les hôtels des villes. Nous ne pourrons jamais êtresatisfaits tant que la liberté de mouvement du Noir ne lui permettra guère qued'aller d'un petit ghetto à un ghetto plus grand.
Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nosenfants seront dépouillés de leur identité et privés de leur dignité par despancartes qui indiquent : "Seuls les Blancs sont admis."Nous ne pourrons être satisfaits tant qu'un Noir du Mississippi ne pourra pasvoter et qu'un Noir de New York croira qu'il n'a aucune raison de voter. Non,nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits tant que ledroit ne jaillira pas comme les eaux et la justice comme un torrentintarissable.
Je n'ignore pas que certains d'entre vous ont étéconduits ici par un excès d'épreuves et de tribulations. D'aucuns sortent àpeine de l'étroite cellule d'une prison. D'autres viennent de régions où leurquête de liberté leur a valu d'être battus par les tempêtes de la persécution,secoués par les vents de la brutalité policière. Vous êtes les pionniers de lasouffrance créatrice. Poursuivez votre tache, convaincus que cette souffranceimméritée vous sera rédemption.
Retournez au Mississippi; retournez en Alabama;retournez en Caroline du Sud; retournez en Géorgie; retournez en Louisiane,retournez à vos taudis et à vos ghettos dans les villes du Nord, en sachantque, d'une façon ou d'une autre cette situation peut changer et changera. Nenous vautrons pas dans les vallées du désespoir.
Je vous le dis ici et maintenant, mes amis : même sinous devons affronter des difficultés aujourd'hui et demain, je fais pourtantun rêve. C'est un rêve profondément ancré dans le rêve américain. Je rêve que,un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de soncredo : "Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes quetous les hommes sont créés égaux."
Je rêve que, un jour, sur les rouges collines deGéorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétairesd'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.
Je rêve que, un jour, l'État du Mississippi lui-même,tout brûlant des feux de l'injustice, tout brûlant des feux de l'oppression, setransformera en oasis de liberté et de justice. Je rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays où on ne lesjugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère. Jefais aujourd'hui un rêve !
Je rêve que, un jour, même en Alabama où le racismeest vicieux, où le gouverneur a la bouche pleine des mots "interposition"et "nullification", un jour, justement en Alabama, les petits garçonset petites filles noirs, les petits garçons et petites filles blancs, pourronttous se prendre par la main comme frères et sœurs. Je fais aujourd'hui un rêve!
Je rêve que, un jour, tout vallon sera relevé, toutemontagne et toute colline seront rabaissés, tout éperon deviendra une pleine,tout mamelon une trouée, et la gloire du Seigneur sera révélée à tous les êtresfaits de chair tout à la fois.
Telle est mon espérance. Telle est la foi que jeremporterai dans le Sud.
Avec une telle foi nous serons capables de distinguer,dans les montagnes de désespoir, un caillou d'espérance. Avec une telle foinous serons capables de transformer la cacophonie de notre nation discordanteen une merveilleuse symphonie de fraternité. Avec une telle foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prierensemble, de lutter ensemble, d'aller en prison ensemble, de nous dresserensemble pour la liberté, en sachant que nous serons libres un jour. Ce sera lejour où les enfants du Bon Dieu pourront chanter ensemble cet hymne auquel ilsdonneront une signification nouvelle -"Mon pays c'est toi, douce terre deliberté, c'est toi que je chante, pays où reposent nos pères, orgueil dupèlerin, au flanc de chaque montagne que sonne la cloche de la liberté"-et si l'Amérique doit être une grande nation, il faut qu'il en soit ainsi. Aussi faites sonner la cloche de la liberté sur les prodigieux sommets du NewHampshire.
Faites la sonner sur les puissantes montagnes del'État de New York. Faites la sonner sur les hauteurs des Alleghanys en Pennsylvanie. Faites la sonner sur les neiges des Rocheuses, au Colorado. Faites la sonner sur les collines ondulantes de la Californie. Mais cela ne suffit pas.
Faites la sonner sur la Stone Mountain de Géorgie. Faites la sonner sur la Lookout Mountain du Tennessee. Faites la sonner sur chaque colline et chaque butte du Mississippi, faites lasonner au flanc de chaque montagne.
Quand nous ferons en sorte que la cloche de la libertépuisse sonner, quand nous la laisserons carillonner dans chaque village etchaque hameau, dans chaque État et dans chaque cité, nous pourrons hâter lavenue du jour où tous les enfants du Bon Dieu, les Noirs et les Blancs, lesjuifs et les gentils, les catholiques et les protestants, pourront se tenir parla main et chanter les paroles du vieux "spiritual" noir :"Libres enfin. Libres enfin. Merci Dieu tout-puissant, nous voilà libres enfin."

***

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire